1952. L'asile de St. Dymphna accueille de nombreux patients, meurtriers, malades ou même sorcières de toutes origines. Et vous, pourquoi êtes-vous ici ?
 

 :: Administration :: Dossiers des patients :: Dossiers acceptés Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

« Goddamn right, you should be scared of me; Who is in control ? » || Arthur K.

avatar
Localisation : Peut-être encore à la morgue.
Statut : Avant j'étais schizo, mais maintenant on va mieux.
Messages : 27
Date d'inscription : 08/04/2016
Membre
Dim 10 Avr - 0:26



Présentation

And I tried to hold these secrets inside me; My mind's like a deadly disease



Identité


Nom(s)

Kirkland

Prénom(s)

Arthur

Date/lieu de naissance

23/04/1929 à Londres, Angleterre.
Sexe

M

Ethnicité

Caucasien.

Cheveux

Blonds
Yeux

Verts

Taille

175 cm

Poids

65 kg


Dossier médical

Diagnostic psychiatrique

Dépression, tentatives de suicide, troubles de la personnalité, anxiété

Autres pathologies

/

Précautions de traitement

Doit resté attaché à son lit la nuit.


Arrivée à St. Dymphna

- Comment est-il ?
- Calme. Il n'a pas bronché. Vous devriez faire vite, il va peut-être déchanter d'une minute à l'autre.

La nonne ne haussa même pas un sourcil : plus aucun nouveau patient ne pouvait la surprendre, puisque travailler ici était déjà comme côtoyer l'Enfer. Alors un cas grave de plus ou de moins... Lorsqu'elle entra dans la petite pièce où l'attendait le dit nouveau, elle distingua une chevelure blonde décoiffée, dont la tête penchée sur le côté laissait croire que la personne était assoupie. Mais de dos, difficile de juger. Après avoir fait le tour de la table pour s'asseoir en face, elle découvrit une paire d'yeux d'émeraudes qui la suivait une fois entré dans leur champ de vision. Il était conscient, et visiblement fatigué du voyage. Même qu'on aurait dit qu'il l'attendait. Avec patience et calme, comme on venait de lui dire. Un silence s'abattit entre eux sans que l'un ne cesse de fixer l'autre. Le patient semblait cherché quelque chose dans les yeux de la femme, tandis que cette dernière restait attentive au moindre mouvement de... c'était quoi son nom déjà ? Elle feuilleta sa maigre paperasse – qui n'allait pas manquer de s'épaissir avec le temps – et trouva sur une page un résumé détaillé de ce nouveau cas. Quel étrange contraste de voir sur la photo du concerné un visage bien traité par la vie, contrairement à l'expression mortelle qui recouvrait les traits de celui qu'elle avait en face d'elle.

- Arthur Kirkland.
- Non...
- Non ?

La voix du garçon était un peu faiblarde. Plus par lassitude que par fatigue. Celui-ci releva la tête et posa son regard au hasard sur la table. Il ne semblait pas savoir où regarder, et la nonne essaya de capter son attention pour être sûre qu'il comprenne dans quelle situation il était.

- Enfin oui.
- Vous m'avez l'air confus.
- Hmpf...

Il avait l'air d'en avoir rien à foutre, de ce qu'elle lui disait. Arthur gratta machinalement les bandages qu'il avait aux poignets. Bandages qui s'étendaient jusqu'en milieu d'avant-bras. Comme quoi il avait l'air de s'être donné à fond dans ces scarifications indiquées sur le dossier. Mais il n'avait pas l'air apte à bien vouloir communiquer proprement, ainsi lui arracher des infos allait être difficile. En fait, passer un « entretien » avec chacun de ces barges dans l'asile était une perte de temps qui hélas devait être officiellement réglée. Mais tout ça pour quoi ? Pour finalement le jeter entre quatre murs. La nonne put également remarqué d'autres signes d'auto-mutilation à divers endroits du corps, quoique moins graves. En restaient cependant des cicatrices à la base du cou (le pauvre a visiblement essayé de se trancher la gorge).

« Sujet soumis à la drogue pendant 8 mois. » indiquait le rapport.

Ahh, triste épisode...

Arthur avait tout pour lui. Tout. Non mais... vraiment tout. Un bon poste, de chouettes amis, une famille particulière mais adorée, et même une petite copine. Clarice, qu'elle s'appelait. Une petite châtaigne au bon cœur, qui se souciait du bien-être de ses proches. La vie semblait belle, en tout cas elle était resplendissante. Pourtant, il avait trouvé le moyen de la foutre en l'air. D'abord avec des petits pétards. Puis de gros joints. Jusqu'à abuser de la poudre et de ses préférées : les seringues. Il fallait arrêter. Oui mais c'était trop bon... Mais c'était mal... Pour qui à part lui ? Ça va aller, je vais bien, se répétait-il inlassablement dans un esprit corrompu de substances qui lui faisaient tourner la tête.

Non tu n'allais pas bien, Arthur. Sinon tu ne l'aurais caché à aucun membre de ta famille.

D'ailleurs, tu les avais un peu oublié, tiens. Ils ne faisaient plus que partit du décor, et toi tu t'enivrais de choses qui pouvaient te jeter en prison. Mais tu t'en foutais, tu trouvais refuge – pour quoi en plus ? - dans tout ce qu'on t'offrait, en échange d'une grosse somme que tu tirais de ton boulot de merde – c'était quoi en plus déjà, ta profession... - ou de quelques « traitement physiques »... Plus rien ne t'importait à part cette chose.

Seule Clarice était au courant. Et elle avait trop peur de te dénoncer.


- Vous n'êtes pas passé par la cure de désintoxication.
- Ha ha, non... Mais j'ai bien fais, vous savez ? Si je l'avais faite, je l'aurais tué... Il serait mort, et je ne l'aurai jamais connu. Et aujourd'hui il est tout ce qu'il me reste. Ça sauve des vies en fait, vous voyez...
- De qui parlez-vous ?

Un sourire en coin donna l'impression à la nonne que quelqu'un d'autre allait lui répondre.

- Oliver.

Après s'être enfermé dans un toilette public, Arthur se pencha au-dessus du lavabo, suant et haletant. Il avait atteint sa limite et pourtant il en voulait toujours. Ça me calme... ça va me calmer... De l'autre côté, Clarice n'osait lui demander d'arrêter et d'être fort; elle craignait qu'il ne lui crie dessus. Perdu dans son délire, Arthur toussait, respirait, avait les jambes en coton et ne contrôlait plus rien. Du sang perlait de sa bouche et de ses narines. Il tourna machinalement le robinet à son maximum, coloriant ainsi une partie de la céramique en rose et rouge. Puis il s'écroula en se cognant la tête. Mort ? Non, mais ça aurait été mieux.

Prit de convulsion, il se tourna sur le dos et perdit totalement le sens des réalités lorsqu'il voyait encore ces choses que ces seringues avaient l'habitude de lui faire voir. Il ne savait pas ce que c'était, mais on appelait ça des amis imaginaires. À l'exception qu'Arthur n'avait plus la candeur d'un enfant. Cette fois-ci semblait la bonne, la vraie, la bonne grosse overdose. Il se sentit plus souffrir que planer, ça n'avait vraiment rien à voir avec les autres fois.

C'était mal.

Mais c'était bon.

Et là, il l'aperçut. À côté de lui, la silhouette qui était le portrait craché de son reflet dans le miroir le matin. Il la voyait très clairement, du moins il en était persuadé. Que ce visage, ce corps, et ce sourire carnassier, c'était les siens. Mais en... mieux. L'illusion disparut, et ce départ fit ouvrir de plus grands yeux – rougis par la drogue – à l'anglais, qui regrettait ce qui venait de se passer. De quoi, les effets secondaires ? La dose de trop ? Non non, au contraire. Ce qu'il venait de voir, il l'avait adoré, il en était sûr : c'était lui. Mais pas n'importe quel « lui ».

Un meilleur.

Une utopie.

S'il la voyait, c'est qu'elle existait. Là, en lui, quelque part. C'était à ce moment précis que la drogue avait fait volé en éclats le peu de raison qui lui restait.


- Et vous l'avez appelé Oliver.
- C'est lui qui me l'a dit.

Inutile d'essayer de le ramener à la réalité, sinon la nonne ne détesterait pas son travail.

- Mais il restait enfermé... reprit-il en regardant ses bandages d'un air absent. Je ne pouvais pas le faire sortir, puisque je le gênais... Il y avait moi dans ce corps, et moi j'aurais dû mourir. Il aurait dû prendre ma place, vous comprenez ? Je n'ai plus rien  à voir avec ce monde, c'est à son tour de vivre. Mais je suis encore là. Si cette pouffiasse n'avait pas avertit quiconque...

Clarice, elle était sortit de sa vie à partir du moment où on l'avait emmené. Elle avait prit cette initiative, alors que sa famille... eh bien, sa famille... Arthur croisa les jambes et se laissa légèrement tombé en arrière sur sa chaise, un sourire d'extase sur les lèvres. Cette idée d'autre lui qui se cachait quelque part dans son être était folle, mais elle semblait lui procurer un malin plaisir à revivre. Quoique... Si seul son but était de mourir pour lui laisser la place, alors sa vie était cruellement en danger.

- Il reviendra... murmura-t-il en se confiant en plafond. Il reviendra...

La nonne en conclut que l'entretien s'arrêtait là. Elle referma le dossier et alla chercher la personne de tout à l'heure pour lui demander de l'emmener.

- Où est Arthur ? lui demanda-t-on.
- J-Je sais pas...
- Où. Est. Arthur ?!

Un bruit sourd, un craquement, et un étouffement silencieux. Oh non, il ne fallait surtout pas qu'on l'entende. Mais il n'a pas été discret. On se rua vers la porte de sa chambre, alors que le londonien revenait de son hospitalisation. En entrant, le trajet des yeux allait de la chaise renversée au corps pendu du jeune homme. On cria son nom, mais Arthur fit l'effort de ne déjà plus rien entendre. Mais il entendait, merde. Il devait mourir. Il devait mourir maintenant avant qu'on ne le sauve. Mais on le sauva. Merde.

Oliver resta frustré au fond de lui.


Mourir. Arthur ne vivait plus que pour mourir. Son séjour à St. Dymphna se résuma entre autres à de nombreuses folies : celles qui le conduisaient toutes à la mort. Arthur parvint à mourir. Un petit nombre de fois. Comme on était pas charitables ici, personne ne compta exactement combien de vies il avait volontairement brisé en même temps que sa nuque, son cœur ou ses veines. Mais il mourut, et ça aurait pu s'arrêter là. Ça aurait s'arrêter là. Mais non, on venait encore le tirer de son but. Même mort, même si près du but, voire même accompli, on venait l'emmerder.

Cette Leah était un vrai mystère pour lui. Mais un ange de la mort pouvait sans doute également l'apporter, si ce n'est que la retirer. Mais elle continuait. Arthur finissait toujours par échapper à quelque chose, et se servit de ce petit gain de temps pour se trouver une autre belle mort. Avant qu'on ne le ramène à nouveau. Ils voulaient le rendre dingue, nom de nom.

Mais il était déjà dingue.

Enfermé dans cette chambre, il ricana. Il allait mourir encore. Il ne cessera jamais. Car à force, à chaque fois qu'il abandonnait un peu plus sa vie, Oliver se rapprochait de la surface. Un jour, il allait prendre le contrôle de son corps, on lui fouterait la paix, et Arthur sera enfin de l'autre côté... Sa seule volonté de vivre ne se puisait qu'en ce souhait là. Ainsi il sera mieux. Ainsi il renaîtra en un être parfait.

Du moins, il en était persuadé.


Le joueur

Nom/pseudo

Asahi / Alex

Âge

20 n'étoiles

Comment avez-vous connu le forum ?

Par le bouche à oreille mon ami.

Un dernier mot ?

J'adore la réf' à Undertale dans votre contexte. Si si. (et aussi la quote de Get Scared sur la fiche de Marlene, c'est con, je l'aurais bien prise aussi)

© APH Asylum

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Localisation : Morgue
Statut : Nonne, Petit Jésus satanique-nique-nique
Messages : 5
Date d'inscription : 19/02/2016
Co-fonda
Dim 10 Avr - 0:55
Tintintiiiin tu es officiellement enfermé à St Dymphna validééé :D

et oui tavu notre contexte est trop perf *hairflip*

_________________
Revenir en haut Aller en bas
« Goddamn right, you should be scared of me; Who is in control ? » || Arthur K.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» I've never been one to walk alone, I've always been scared to try. [May]
» Scarred and Scared ~ Caem
» RAVEN&MILENA ღ i'm scared but i don't regret it, all i want is you
» Seo Jun Wan || I'm scared if I wake up, everything will disappear before my eyes
» Ellie - I'm scared of ending up alone

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Hetalia Asylum :: Administration :: Dossiers des patients :: Dossiers acceptés-
Sauter vers: