1952. L'asile de St. Dymphna accueille de nombreux patients, meurtriers, malades ou même sorcières de toutes origines. Et vous, pourquoi êtes-vous ici ?
 

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"Like a shy guest at the party of his own life."

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Membre
Sam 16 Avr - 22:43



Présentation

"It always seems to be the bloody perverts who seem happiest of all."



Identité


Nom(s)

Holberg

Prénom(s)

Þórbjörn Maggi

Date/lieu de naissance

17/06/1930 à Trondheim, Trøndelag, Norvège
Sexe

M

Ethnicité

Caucasien

Cheveux

Blond platine
Yeux

Bleus

Taille

1m82

Poids

71 kg


Dossier médical



Diagnostic psychiatrique

Pyromanie, Paranoïa, Comportements auto-destructeurs, Perversions, Bisexualité.

Autres pathologies

/

Précautions de traitement

Doit être enfermé la nuit.


Arrivée à St. Dymphna




Il aurait préféré frapper à la porte et attendre qu'on lui dise d'entrer, comme tout être humain normal. Mais voilà, le fait est qu'il n'était pas normal, et c'était précisément pour cette raison qu'on le poussait sans ménagement dans la pièce où une bonne femme à l'air pincé l'attendait. Il avait vaguement entendu les nonnes qui l'avaient poussé jusqu'à la porte évoquer une furie qui leur avait donné du fil à retordre. Il savait bien de qui il s'agissait, enfin, il espérait.

Þórbjörn croisa le regard de la nonne assise à son bureau. Il la trouva malpolie, quand quelqu'un entre il faut se lever, c'est un minimum. Mais sûrement que la nonne n'estimait pas qu'il méritait la moindre marque de politesse. Elle lui demanda de s'asseoir d'un geste de la main, pendant qu'elle parcourait des yeux le dossier étalé sur son bureau. Son regard s'attarda sur la photo, manifestement très vieille, picturant un enfant à peine entré dans l'adolescence qui faisait le fier avec une casquette de pêcheur trop grande pour lui, qui étant jointe au dossier. Elle examina ensuite le garçon face à elle.

Si on ne lui avait pas dit qu'il avait dépassé la vingtaine, elle aurait réfléchit à deux fois avant de lui donner un âge. Il avait des traits de jeune homme, la mâchoire carrée d'un adulte, le front fuyant sous des mèches blondes très pâles, parfaitement peignées. Il avait pris soin de se présenter comme les convenances l'exigeaient. Vêtu d'un pantalon marron ajusté et d'une chemise blanche un peu trop grande mais boutonnée jusqu'au col, il avait poussé le vice jusqu'à porter une croix en fer, pendentif accroché à une ficelle de cuir noir. Il avait tout du jeune homme de bonne famille, bien pieux et a l'air doux. Il regardait la nonne sans animosité aucune, et attendait patiemment qu'elle lui donne la parole.

« Vous vous appelez Þórbjörn Holberg, c'est bien ça?
– Bonjour, il insista sur le mot pour souligner le manque de manières de la bonne femme. Oui, c'est bien ça.
– Vous savez pourquoi vous êtes ici ?
– Je pensais que vous étiez là pour me le dire. »

Son petit jeu d'innocent n'avait pas vraiment l'air efficace sur la nonne, qui laissa échapper un soupir. D'après ce qu'elle lisait, le jeune homme avait été envoyé à St. Dymphna par ses parents, après un incendie dont les stigmates étaient visibles sur lui. Outre un bandage à son poignet droit qui dépassait de sa chemise, il arborait une jolie cicatrice manifestement récente en travers de son cou, qui descendait jusque sous le col serré de la chemise. Sûrement que d'autres marques subsistaient sous ses vêtements.

« Vos parents vous ont fait interner ici après que votre séjour en hôpital. Savez-vous pourquoi vous étiez à l'hôpital, M. Holberg ?
– Oui, j'avais des blessures à cause de l'accident.
– Quel accident ?
– Celui de la maison. Tout a brûlé.
– Il est écrit ici que vous avez volontairement mis le feu à votre demeure. Est-ce un mensonge ? » 

Les lèvres de Þórbjörn s'étirèrent alors en un sourire goguenard. Ce genre d'expression qui vous font penser à une petite tête à claques des cours de récré. La nonne haussa un sourcil. Il pensait peut-être l'impressionner, mais ça ne fonctionnait pas. Elle l'encourageait à répondre d'un signe de tête. Il gloussa.

« Oui c'est un mensonge. Je ne voulais pas mettre le feu à la maison, je voulais juste punir ce petit crétin de Ketill.
– Le punir ?
– Oui. Il a dit au pasteur que je péchais tout le temps. Et qu'il fallait m'empêcher d'assister aux offices. Je voulais lui rendre la pareille.
– Comment vouliez-vous faire ça ?
– Je voulais le faire souffrir. Il a voulu me faire du mal. C'est bien fait pour lui ! Il était méchant de toute façon ! Mais je pouvais pas lui faire du mal directement, il était protégé par son pabbi qui tenait tout le monde à l'écart en tirant à vue. Alors j'ai pris son chien. Il avait rien fait le chien, mais c'était nécessaire, Ketill l'a cherché ! »

Þórbjörn avait déblatéré tout ça à une vitesse folle, se tortillant les mains et tapant frénétiquement du pied sur le sol. Comme s'il savait que ses actions étaient répréhensibles, mais qu'il était convaincu qu'il avait raison d'avoir fait ça.

« Et vous lui avez fait quoi ?
– Je l'ai brûlé vif. »

La nonne resta silencieuse un instant. Elle considéra le jeune homme qui avait perdu de sa superbe face à elle. Il ne ressemblait plus maintenant qu'à un gamin qu'on avait pris la main dans le sac dans la boîte à biscuits. Il n'avait pas de remords pour son acte, ça non, il regrettait juste d'avoir mal exécuté son crime et d'avoir été pris.

« Je suppose que le feu a echappé à votre contrôle et c'est ce qui a mené à la destruction de votre maison, c'est ça ?
– Oui, vous comprenez vite.
– L'homme qui vous a tiré d'affaire vous a pourtant entendu rire et « crier de joie ».
– Oui. C'est parce que je pensais que j'allais mourir. Et si je meurs je veux que ça soit par le feu. »

Légèrement surprise, la nonne recula sur son siège. Si elle en avait vu passer, des êtres qui méritaient de brûler en enfer, c'était plutôt rare de les voir quémander le dit châtiment. Elle jeta un œil au dossier. D'après les dépositions des parents, il avait toujours joué avec le feu, et c'était à prendre au sens littéral de la chose. La nonne s'éclaircit la gorge et s'apprêta à parler, quand Þórbjörn, oubliant toute politesse, la devança.

« C'était beau vous savez. Ca ressemblait à une œuvre d'art. J'y connait rien en art bien sûr, mais d'après mamma, c'est pour faire ressentir des choses. Et là, on ressentait, la chaleur, le picotement dans le nez, le bruit du bois qui craque. C'est apaisant, et ça détruit toutes les horreurs du monde... »

Prise un peu au dépourvu, la nonne ne réagit pas à cette tirade absurde. Pour elle le feu brûlait, et c'était déjà pas mal. Elle préféra l'interrompre avant qu'il ne parte trop loin dans son délire, et aborda un autre sujet sensible.

« Votre sœur est ici, Siri. »

Þórbjörn perdit le sourire béat qui s'était dessiné sur son visage pendant ses réflexions sur la beauté des flammes. Il reporta son regard sur la nonne. Oui il savait qu'elle était là, puisqu'elle était venue avec lui. Il ne pense pas qu'elle aurait toléré autre chose d'ailleurs. Il connaissait Siri comme un prêtre connaissait ses enfants de choeur.

« D'après ce que je lis ici, il semblerait que vous ayez eu des rapports sexuels avec elle.
– C'est exact. »

Il avait répondu clairement, sans hésiter. Il ne semblait pas particulièrement fier de lui, ni honteux. Plutôt neutre face à cette information. Comme si elle venait de lui annoncer qu'il avait plu la semaine dernière.

« C'est un péché grave. Vous aviez parlé du pasteur et de l'office, j'en conclus que vous êtes au moins baptisé.
– Oui. Je suis croyant ma sœur. Mais ne me citez pas le pasteur en exemple, sa bite sent le fromage. »

Son ton un peu badin laissait planer le doute. Avait-il dit ça par pure provocation, ou le pasteur était-il vraiment un pêcheur ? La nonne ne préférait pas en savoir plus, ces protestants étaient tous des pécheurs de toute façon, ils ne suivaient pas la bonne voie. Malheur arrive à ceux qui ne suivent pas les préceptes de l'Eglise, Þórbjörn avait peut-être mérité de goûter des bites au fromage après tout.

« L'inceste n'est pas pardonnable, jeune homme. Vous devriez avoir honte. Je suppose que vous allez me justifier ça par l'amour, n'est-ce pas ?
– Non. Si c'était que de l'amour, pur et candide, comme celui des poésies fadasses, on n'aurait pas cette discussion.
– Et comment justifiez-vous cela ?
– Elle avait envie, j'avais envie, on a baisé.
– Vous l'avez violée ?
– Je pense que si quelqu'un essaie de violer Siri, elle lui couperait le pilier et les rochers.
– Qui a eu l'idée ?
– Elle.
– Vraiment ?
– Parce que je suis un homme je suis forcément le pervers de l'histoire ? »

Þórbjörn avait froncé les sourcils, vexé par cette accusation. Il disait la vérité, il n'avait pas été l'instigateur de ces parties de jambes en l'air. Siri était plus portée sur la chose que lui, lui préférait la douceur, les baisers, les silences qui en disent long et les mains dans les cheveux. Il aimait le sexe, oui, il n'allait pas le nier. Mais si il voulait juste démonter de la donzelle, il aurait été dans un bordel ou chez la voisine qui écartait les cuisses pour les Américains. Siri n'était pas qu'un trou.

« Je respecte ma sœur. C'est pas une pute qu'on peut baiser pour se vider.
– C'est quand même un péché grave.
– Je m'en fiche.
– Vous n'avez pas peur pour votre âme ? »

Il sourit. La nonne tentait sûrement de titiller son côté religieux, ses croyances, en lui faisant miroiter le paradis si il allait se confesser, ou il ne savait quelle imbécillité. Mais si il croyait effectivement en Dieu, il estimait que celui-ci ne faisait pas d'erreurs, et que si il était amoureux de sa sœur et vice-versa, c'est que c'était dans Son plan cosmique. Il ne pouvait pas aller contre Sa volonté, si ? Evidemment, tout était question d'interprétation.

« Je vous l'ai dit non ? Que les flammes allaient m'accueillir tôt ou tard. »

La nonne soupira. Le petit gars aux airs de gendre idéal cachait médiocrement ses vices. Il semblait trouver tout ça parfaitement normal, et justifiait chacune de ses actions. C'était à vous faire tourner en bourrique. Elle préféra écourter l'entretien quand il se mit à lui poser des questions pressantes. Pourquoi lui en vouloir à lui ? Pourquoi pas enfermer le connard de maire qui se tapait toutes les gamines du village en échanges de jolies faveurs ? Pourquoi ne pas enfermer ses parents, qui ont eu l'idée débile de les faire émigrer juste pour être internés ? Pourquoi ne pas enfermer les médecins incompétents au pays qui ne savaient pas que faire d'eux ? Pourquoi eux ? Pourquoi lui ? Elle voulait l'empêcher de vivre cette vieille conne ?

La réponse à ses questions ne fut qu'un simple haussement d'épaules, et un bracelet accroché à son poignet.


Le joueur

Nom/pseudo

Maca

Âge

22 ans

Comment avez-vous connu le forum ?

La faute à Siri.

Un dernier mot ?

N'importe quoi :D

© APH Asylum

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Date d'inscription : 19/02/2016
Co-fonda
Sam 16 Avr - 23:19
Bienvenue sur APH Asylum ! :D

Félicitations pour ta fiche et j'ajoute que j'adore le lien entre Þórbjörn et Siri, c'est super intéressant d'avoir des personnages liés entre eux. Tu es officiellement validé donc ! N'hésite pas à venir faire un tour sur la ChatBox \o/

_________________


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Date d'inscription : 08/04/2016
Membre
Dim 17 Avr - 13:35
*en retard* Bienvenue ici~
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