1952. L'asile de St. Dymphna accueille de nombreux patients, meurtriers, malades ou même sorcières de toutes origines. Et vous, pourquoi êtes-vous ici ?
 

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Ravish me Red.

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Date d'inscription : 23/09/2016
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Ven 23 Sep - 20:40



Présentation

”The scariest monsters are the ones that lurk within our soul.” - Edgar Allan Poe



Identité


Nom(s)

Van Achteren

Prénom(s)

Broos

Date/lieu de naissance

03/09/1917 à Amsterdam
Sexe

M

Ethnicité

Caucasien

Cheveux

Bruns
Yeux

Bleu

Taille

184 cm

Poids

78 kg


Dossier médical

Diagnostic psychiatrique


○ Agressions envers d’autres personnes
○ Agressions envers des êtres vivants
○ Meurtre
○ Morale altérée/absente
○ Comportement asocial/psychopathique
○ Vices

Autres pathologies

/

Précautions de traitement

U҉̗̻̟͇̹̗̜͢Ń̛̹̹̝͕̱̳͞ͅ ̸̛ͅṂ̥̀͘͞ͅÉ͎͎̲͕̼̻͝D͏̨̗̭Ȩ͙̞́C̳̘̰̫ͅI҉̳̮N̼̲̗̭͞ ̴̗̱̘̳̮͔P̣̞͝E͏̟̺̰̘͖̥Ư͏̬̤̱̥̹T̢̻͝ ̨͢͏͖̘̻̯͚̘͚̹S̟͓̩̮̠͡E̷̮̝̖̮̖͍̣̤͘͟ ͙̫͘S͚̤̪͈̣̺̟Ǫ͔̰͢ͅI͕̯͎͔̳̜͉͜G̞̱̟̫̰̙͠͞N҉̴̬̣́E̜̹̹̳͍R͈̳̯̞͚̖̞̟͢͜ ̱̼̻͖́͟S̱͇̦͓͙Ę̹̼̟͎̣̲͈̙Ư̧̳͉̬̲̤͓L͏̴̬͍̙̗͚̙̗


Arrivée à St. Dymphna

- S’il te plaît, Broos…
- J’ai dit : pas maintenant.

La jeune mariée, son bouquet de fleurs encore à la main, regardait d’un air dépité l’homme en costume noir qui se servait un énième verre de vin rouge. Elle ne semblait pas en colère, plutôt particulièrement déçue et inquiète. Peut-être qu’elle regrettait. Qu’elle aurait dû épouser quelqu’un d’autre. Elle pensait qu’il se pourrait qu’il lui cachât quelque chose. Qu’elle était tombée amoureuse du mauvais bougre. Ou encore qu’elle ne lui convînt pas suffisamment. Dans tous les cas, en cette nuit de noces, la jeune blonde dormi seule, sans prendre la peine de retirer cette robe immaculée qu’il avait choisi pour elle. Il avait tant insisté pour qu’elle soit toute de blanc vêtue. Ce qui, pour un mariage, ne choqua personne.

Julie était une suédoise émigrée d’à peine 15 ans quand Broos la rencontra à Boston. Elle était belle, douce, souriante, et nombre d’hommes devaient la convoiter à l’époque. Il avait 20 ans et était étudiant en médecine. Intelligent, travailleur et sérieux, il était brillant dans son domaine, et tous ses professeurs n’avaient aucun doute sur la grande carrière qui l’attendait. L’homme s’intéressait beaucoup au corps humain, à l’anatomie en général, mais également aux organes et tout ce qui constituait un être humain normalement constitué. Obsédé par ses cours, il mit un certain temps à remarquer la jolie blonde qui commençait à lui tourner autour. Il l’avait vue la première fois sur la terrasse d’un petit café. Elle était là, portant un chapeau bleu, si ses souvenirs étaient exacts, assorti à ses yeux. L’adolescente semblait s’ennuyer pendant que son père parlait business avec un collègue, autour d’un café. Elle avait posé ses yeux sur lui, penché sur ses cahiers, et avait décidé de lui faire un brin de causette.

Et ainsi, tous les samedis, alors qu’il travaillait sur divers dossiers et devoirs au café, Broos eut la délicieuse compagnie de Julie, qui avait dû avoir le béguin très tôt pour lui. Peut-être trop tôt pour cette petite poupée, innocente et fragile, donc l’accent en aurait fait rêvé plus d’un. Son accent à lui, il était fort, loin d’être charmant, et pourtant, il la faisait toujours rire, de ce rire clair qu’ont encore les petites filles. Cela aurait pu sembler malsain en tout point, mais le jeune homme n’avait sur elle qu’un regard chaste, et seulement bien plus tard, aimant.

Ils commencèrent à se fréquenter en secret, alors qu’il approchait de plus en plus du diplôme. Ils allaient au cinéma, se tenaient la main, il la raccompagnait chez elle, et ils se quittaient sur un baiser innocent, un petit bisou de lycéens. Broos était heureux, à cette époque. Tout allait à merveille pour lui. Il avait des moyens, des résultats scolaires impeccables, une petite amie parfaite. Il l’emmena même en voyage à Amsterdam, alors qu’il rentrait pour voir sa famille. Ils étaient sur un petit nuage de paix, de bien-être, ils ne se souciaient que très peu de ce qui les entourait. Un parfait petit couple, bien que le père de Julie n’approuvât que très peu cette relation qui devint officielle lorsqu’elle atteint la majorité.

Elle n’avait que faire de son avis, puisqu’elle emménagea avec lui dans un petit appartement au centre de Boston. Son diplôme en poche, son premier poste en tant que médecin chirurgien assuré, Broos ne tarda pas à la demander en mariage. Ils rêvaient de leur future vie commune bien souvent. Julie parlait avec enthousiasme de leurs futurs enfants, Broos ajouta un chien au portrait de famille, qu’il adopta peu de temps après d’ailleurs. Tout allait tellement bien pour eux que c’en était insupportable.

La cérémonie de mariage était fixée pour l’automne. Plus Broos regardait sa fiancée, plus il en était amoureux. Elle était si belle et délicate, tel un ange tombé du ciel dans un monde bien trop souillé pour lui. Elle était cette lumière immaculée qui brillait quoi qu’il puisse bien arriver. Et ce malgré les changements naturels qu’elle subissait. S’il tomba amoureux de la jeune fille candide de 15 ans, au fil du temps, elle se transformait. Brillant médecin, il était conscient que ça arriverait. Son corps changeait, elle ne ressemblait plus du tout à une petite fille. Ses formes s’affirmaient, ainsi que son caractère.

Broos n’aimait particulièrement pas quand elle se maquillait pour sortir avec lui. Il aurait tant aimé qu’en l’invitant au restaurant, elle ne se précipite pas dans la salle de bain pour se peinturlurer le visage. Ce qu’il supportait le moins, outre le noir dont elle fardait ses yeux, c’était ce rouge à lèvres rouge vif qu’elle prenait un certain plaisir à étaler sur ses lèvres pourtant naturellement roses, douces, superbes. Ravish me Red, elle lui avait susurré avant de lui embrasser la joue et d’y laisser une marque rouge que tout homme normal aurait été bien heureux d’afficher sur son visage.

C’est que la demoiselle Julie avait grandi. Elle était toujours autant amoureuse, si ce n’est encore plus qu’au premier jour. Mais si leur relation était particulière, c’était qu’il ne l’avait jamais touchée. Par soucis de conscience, aurait-on pu penser, étant donné leur écart d’âge. Mais la jolie blonde, à force de frustration, n’attendait plus que ça. Le mariage était une occasion parfaite. Peut-être alors que son père serait fier d’elle, d’eux. Dans une époque où la religion avait une place vraiment importante, tout portait à croire qu’ils se conservaient pour ce jour sacré.

- J’ai dit : pas maintenant.


St Dymphna – 1952

- Docteur Van Achteren ?
- Mh ?
- J’ai apporté ce que vous m’aviez demandé.

Délaissant les dossiers qu’il lisait, Broos remonta ses lunettes sur son nez avant de se saisir du paquet tout enroulé de chiffons que lui tendait l’infirmière non sans un dégoût à peine dissimulé. Il lui fit signe de partir, comme s’il chassait une mouche. Puis, délicatement, il déposa le petit tas ensanglanté sur sa table d’examen. L’œil brillant, quoi qu’étrangement effrayant, il défit le paquet pour en découvrir son contenu. Un rictus inquiétant étira ses lèvres. Il s’éloigna de la table pour prendre un bocal sur une étagère, qu’il remplit de formol. Après quoi, il déposa le plus délicatement du monde le corps miniature à l’intérieur et referma le récipient. Il écrit soigneusement sur un bout de papier à l’aide d’un stylo noir, et le colla sur la paroi en verre.

- Parfait…

Broos prit le bocal contre lui, ferma les yeux un instant. Puis, il s’avança vers une porte, dissimulée par un rideau, dans un coin de ce qui lui servait de cabinet. Cabinet que la plupart des résidents de l’asile auraient pu qualifier de laboratoire, voire de salle de torture. Personne n’y avait accès sans son autorisation, aussi s’occupait-il personnellement de s’assurer que n’importe qui entrant ici à l’imprévu ne s’en souviendrait pas. Ou ne puisse pas en parler. Dépendant de son humeur et de la force mentale du concerné.

Après avoir tiré le rideau blanc, il put ouvrir la porte, donnant sur une petite alcôve plongée dans le noir. Il semblait connaître l’endroit pas cœur, puisqu’il ne prit pas la peine d’allumer la lumière avant d’y entrer et de déposer le petit bocal sur une étagère, à côté d’une immense masse qu’on aurait pu qualifier d’aquarium, à moins bien sûr de savoir ce qu’il y avait vraiment dedans.

- Voilà, mon amour. Tu as ton premier enfant.

Broos retira ses lunettes, les essuya machinalement à l’aide de sa blouse, se frotta les yeux et les remit enfin en place. Il regarda devant lui un moment, puis se décida à quitter la pièce. Après avoir fermé la porte et de nouveau tiré le rideau, il se saisit d’un dossier sur son bureau, d’un geste, comme s’il l’avait mis là exprès. Puis, avec un feutre rouge, il entoura la photo de deux patients de l’asile. Des presque parents, qui devaient être en deuil à l’heure qu’il est.

- Bientôt… J’y arriverai.

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Shachath
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Ven 23 Sep - 20:55
IM SCREAMING

Je te valide évidemment. Hein. HEIN.
Holy shit l'asile entier tremble.
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Invité
Invité
Ven 23 Sep - 21:43
En effet, j'en tremble de joie.
(INTERNALLY SCREAMING)
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Ravish me Red.
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