1952. L'asile de St. Dymphna accueille de nombreux patients, meurtriers, malades ou même sorcières de toutes origines. Et vous, pourquoi êtes-vous ici ?
 

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There's blood on my hands, like the blood in you.

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Localisation : Probablement dans ses quartiers
Statut : Meubles en cuir humain à vendre, -70%, liquidation totale
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Date d'inscription : 19/02/2016
Membre
Jeu 10 Mar - 22:17



Présentation

You felt the coldness in my eyes



Identité


Nom(s)

Oxenstierna

Prénom(s)

Berwald

Date/lieu de naissance

06/06/1924 à Boston
Sexe

M

Ethnicité

Caucasien

Cheveux

Blond
Yeux

Bleus

Taille

193cm

Poids

89kg


Dossier médical

Diagnostic psychiatrique

Meurtre, morale altérée, comportement asocial/psychopathique, dépression, vices

Autres pathologies

Asthme

Précautions de traitement

X


Arrivée à St. Dymphna

Berwald Oxenstierna a deux passions.

La première est l’art. Pourtant, il n’a jamais su dessiner ou peindre, encore moins jouer d’un instrument ou chanter. Non, son art à lui est ailleurs. Berwald aime les courbes du corps humain, il aime cette machinerie complexe d’organes, d’os et de chair et cet assemblage bien huilé qui s’articule merveilleusement bien. Il aime aussi construire lui-même des choses, créer des objets, ses œuvres comme il les appelle. Il lui paraît alors plus que logique de bâtir à partir du propre chef-d’œuvre de Mère Nature ; l’humain. Il ne comprend pas la faute derrière son raisonnement. L’art a besoin de sacrifice, la beauté est une nymphe se baignant dans le sang, et l’esthétique prend toute son ampleur dans l’imperfection. C’est sa première passion.

Sa deuxième passion est sa mère. Ou plutôt, la peau de sa mère, car le seul souvenir qu’il a d’elle n’est pas son visage qui a disparu de sa mémoire depuis fort longtemps, ni ses larmes quand elle a pleuré le jour de son départ lorsqu’il avait tout juste cinq ans. Ce dont Berwald se rappelle avec une précision terrifiante, c’est la sensation de sa joue collée contre son sein doux, tendre et velouté, contre la peau encore jeune qui sentait le lait chaud et L’Air du Temps de Nina Ricci. Depuis ce jour, il a développé un certain intérêt pour la parfumerie féminine et lorsqu’il utilise la peau d’une jeune femme dans ses créations, il n’hésite pas à l’asperger légèrement avec quelques gouttes de fragrance haute couture.

Mais malgré toutes ses années de recherche, Berwald n’est jamais parvenu à combiner ses deux passions. Il n’a trouvé aucune femme dont la peau était un tant soit peu semblable à celle de sa mère. Il fallait qu’elle soit pâle, imberbe, immaculée, jeune, et qu’elle ait cette dimension maternelle qui lui avait tant manqué après ses cinq ans. Il ne va pas mentir, lorsqu’il est entré dans l’appartement d’à côté, et qu’il a vu Marlene, couverte à la fois de son sang, d’un sang qui n’avait jamais pu voir le jour et du sang de son mari dont le corps gisait à terre en plusieurs morceaux, et lorsqu’il avait senti le parfum de femme derrière toutes ces effluves écœurantes, il avait hésité à en faire une de ses créations.

Mais Marlene avait une peau constellée de taches de rousseur. Bien sûr, Berwald ne trouvait pas cela laid, mais ce n’était pas ce qu’il cherchait. Alors il avait décidé de mettre les talents de l’autre scandinave à profit. Elle lui ramenait des corps (dans un état plus ou moins bon) selon ses critères et lui, il créait. Elle était moyennement intéressée par ce processus-là, bien qu’elle vienne régulièrement constater l’avancement des travaux dans le débarras qui lui servait d’atelier. Elle avait bien deux passions comme lui, mais elle aimait le meurtre et le sexe. Ce qui, en soi, était un paradoxe, songeait-il parfois, étendu nu dans le lit à côté d’elle alors qu’elle allumait une Chesterfield, le fait d’adorer à la foi le processus destructeur et créateur. Mais il le savait bien, il n’était pas vraiment en mesure de jouer les psychiatres.

Din värme, din mjuka värme
ber jag om
som strömmade långt innan mänskan på jorden kom.


- Je l’ai chauffée pour toi !

Marlene s’éloigne en sifflotant une chanson paillarde dont il ne connaît pas les paroles. La nonne soupire à l’entrée de son bureau puis lui fait signe de se lever. C’est son tour.

Il entre et s’assoit sans avoir à se faire prier. Il sent bien que la religieuse est intimidée par sa carrure et son regard vide ; pourtant, il n’a pas la moindre intention de résister. Il savait que sa carrière était vouée à l’échec. Il n’avait pas sa place en ce monde, et l’asile était sans doute, au final, l’endroit le plus sûr pour lui et pour les autres. Il ne savait pas si Marlene était résignée comme lui. Il en doutait. Elle avait toujours eu l’envie de liberté d’un oiseau auquel on avait coupé les ailes. La nonne s’assoit face à lui, ouvre un dossier vierge, qu’elle commence à remplir avec les quelques informations transmises par les services de police.

Il en profite pour regarder autour de lui. Une armoire trône au fond de la pièce, et à l’intérieur, divers instruments punitifs y sont accrochés. Il devine que le fouet vient d’être utilisé car il a été reposé à la hâte sur son support et n’est pas rangé aussi proprement que les autres. Cela ne l’étonne pas vraiment, Marlene a dû jouer les démons de la luxure face à cette pauvre femme, et la pensée lui tire un sourire imperceptible.

Ses yeux se posent sur la fenêtre. C’est du verre poli. Il ne voit rien de l’extérieur à part la lumière blafarde d’un soleil masqué par les nuages. Pour l’instant, il ne regrette pas le monde au-dehors. Pour l’instant. Berwald n’est pas un homme facilement déstabilisé et il se fait la promesse de rester sain d’esprit aussi longtemps qu’il le pourra, dans cet endroit qui pue la folie et le désespoir.

- Dites-moi… Dites-moi, hésite la nonne, renonçant visiblement à prononcer son nom qui n’est pourtant pas si compliqué. D’où venez-vous ?

- Suis né à Boston, répond Berwald avec une voix grave un peu éraillée à force d’être resté silencieux. Mes parents sont des immigrés suédois. Mon père vit toujours là-bas, je ne sais pas où se trouve ma mère.

Elle écrit.

- Dites m’en plus sur vous.

En dire plus ? Berwald est pris au dépourvu par la question. Que voudrait-elle savoir que les journaux n’ont pas déjà dévoilé ? Est-ce qu’elle veut qu’il décrive ses techniques de fabrication ? La façon dont il réutilisait chaque morceau de peau, chaque os, chaque tendon pour lui donner une utilité ? Qu’il lui décrive la sensation de couper un fémur à la scie ou de coudre du cuir humain pour le transformer en abat-jour ? Les détails les plus sordides ont déjà été rendu publics par les vautours de la presse. Il décide de rester vague. Il n’aime pas les longs discours, de toute façon.

- Ma mère est partie quand j’avais cinq ans. C’est mon père qui m’a élevé. J’aime l’art, enchaîne-t-il, puis il se tait.

Elle le fixe d’un air désemparé mais continue à écrire. Celui-là n’est pas causant, doit-elle se dire, et elle a raison.

- Quelle est votre relation avec Marlene Køhler ?

Berwald se tend sur sa chaise. La question ne lui plaît pas. Son cerveau fonctionne à vivre allure pour sortir une réponse acceptable.

- Ma meilleure amie, grogne-t-il dans un souffle.

Ce qui n’est pas entièrement faux. Elle a toujours été la seule amie à qui il pouvait tout confier, après tout.

- Êtes-vous conscient de l’immoralité de vos actes ?

Elle le prend pour un idiot, il en est sûr. Bien sûr qu’il en est conscient. Mais il n’en a, pour ainsi dire, rien à faire. Les conventions sociales n’ont jamais été son fort. Tout ce qui importe pour lui, ce sont ses deux passions. Le reste n’est que supercherie, tromperie et il en passe. Il se contente de hausser les épaules à la question. La nonne soupire, semble se résigner à lui tirer les vers du nez. L’interrogatoire peut attendre un autre jour. Elle fait signe aux deux surveillants derrière lui de s’approcher.

Elle s’empare d’un bracelet sur lequel est inscrit un numéro et s’approche de lui. Il lève le poignet avec un bruit de ferraille dû aux menottes (il ne comprend pas pourquoi il doit les subir alors que Marlene est bien plus dangereuse que lui). Elle sursaute légèrement et s’empresse d’attacher le bracelet comme si le péché sur les mains du Suédois risquait de la tacher.

- Messieurs, emmenez-le aux quartiers hommes.

Berwald se lève et suit les deux autres sans plus de commentaires.

I urskogsgömmenas duniga
fågelnästen
bar samma skyddande värme
livets fästen.


Le joueur

Nom/pseudo

Sue

Âge

20 ans

Un dernier mot ?

Börk.

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