1952. L'asile de St. Dymphna accueille de nombreux patients, meurtriers, malades ou même sorcières de toutes origines. Et vous, pourquoi êtes-vous ici ?
 

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"The tragedy of life is not death, but what we let die inside of us while we live."

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Localisation : Morgue
Statut : Nonne, Petit Jésus satanique-nique-nique
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Date d'inscription : 19/02/2016
Co-fonda
Jeu 10 Mar - 22:26



Présentation

"An angel in the house they say/Will guard you night and day"



Identité


Nom(s)

Huxley

Prénom(s)

Leah, Alethea

Date/lieu de naissance

06/10/1933, à Faunsdale, Alabama
Sexe

F

Ethnicité

CCaucasienne

Cheveux

Blonds
Yeux

Bleus

Taille

160cm

Poids

53kg


Dossier médical

Diagnostic psychiatrique

Homosexualité, anxiété, pratique des arts occultes

Autres pathologies

Légère anémie

Précautions de traitement

Ne pas laisser traîner à la morgue trop souvent.


Arrivée à St. Dymphna

Ses mains et ses genoux tremblent, et elle s’écroule plus qu’elle ne s’agenouille dans le confessionnal. Elle ajuste le voile blanc qui recouvre ses longs cheveux blonds, sagement remontés en un chignon bas.
Elle entend le craquement caractéristique du bois qui lui indique que le père a pris place de l’autre côté du rideau, et l’idée de s’enfuir traverse son esprit embrumé, mais elle parvient rapidement à reprendre contenance et son habituel air posé, digne des grandes dames d’un autre temps.
Elle sait qu’elle n’a pas besoin de se présenter, et que le père a depuis longtemps compris qui elle était - ou plutôt quoi, mais elle ressent le besoin de le raconter de vive voix.
Elle se signe et récite sa prière machinalement à demi-mot.
“Bénissez-moi mon père, car j’ai péché, débute-t-elle d’une voix mal assurée qui traduit sa fébrilité. Il y a deux semaines que je ne me suis pas confessée, mais ce que je viens vous raconter est un péché de toute une vie.”

Elle prend une inspiration pour se calmer, mes ses yeux d’un bleu presque opaque sont déjà remplis de larmes.
Elle a honte et peur, et il lui faut quelques minutes cette fois-ci pour retrouver son calme.
Elle inspire, expire, inspire, expire, et bientôt l’angoisse s’éteint pour laisser place à une détermination placide et une voix de conteuse d’histoires.
“Je n’étais qu’une enfant lorsque cela a commencé. Je suis née en octobre 1933, et mes parents étaient des fermiers en Alabama. Nous étions très pauvres, mais j’ai été élevée dans le plus grand respect des principes de notre Seigneur, et j’ai très vite compris que dans cette misérable vie terrestre, ma plus grande richesse serait ma grandeur d’âme. Nous avions, comme beaucoup d’autres, une plantation de coton dont nous nous chargions nous-mêmes, avec quelques autres ouvriers.”

Elle marque une pause, et peut presque deviner le scepticisme du père de l’autre côté du confessionnal. Dans un geste de nervosité ou de coquetterie, elle range machinalement les quelques mèches de ses cheveux qui lui tombent dans les yeux, puis reprend d’une voix dénuée de tout sentiment :
“Il m’arrivait régulièrement de jouer avec les autres enfants des employés de mon père. Nous avions adopté un chat, duquel nous prenions soin tour à tour...Son nom devait être Misty, car son pelage était gris. Mais qu’importe. Ce chat était gros tant nous le gâtions de sucreries et de poulet, tant et si bien qu’il n’arrivait même plus à courir correctement. Un jour…
- Soeur Leah, intervient le père d’un ton pressant, j’ai d’autres personnes à confesser.
- Un jour, continue la religieuse sans tenir compte des remarques de l’homme, un jour notre pauvre Misty n’a pas su éviter la camionnette du livreur de lait, et même sans être passé sous les roues, a succombé. Nous étions dévastés. Mais alors que nous nous apprêtions à le déposer dans une boîte à chaussure pour l’enterrer, j’ai porté un dernier baiser d’adieu sur le front de l’animal et...Mon père, sans vous mentir...Le chat est revenu à la vie. Nous ne savions que penser d’un tel miracle. Mon grand frère ne cessait de me féliciter et me voyait déjà doctoresse ; mais ce n’était pas le cas de tous les enfants. Ils disaient que seul Dieu ou notre sauveur Jésus Christ pouvait accomplir un tel miracle, et certains criaient même à la sorcellerie.”

Un sourire amer étire les lèvres pulpeuses de la soeur à ce souvenir.
“Mes parents étaient catastrophés. Bientôt, des rumeurs circulaient sur nous lorsque nous allions à la ville, et j’étais une bête de foire. On m’attribuait divers actes de magie dont j’ignorais jusqu’à l’existence à l’époque, et mes parents...décidèrent de noyer Misty…”
Leah ravala quelques sanglots menaçant de secouer sa frêle silhouette en repensant aux derniers miaulements étranglés du chat.
“...Puis ils brûlèrent son corps pour m’empêcher de recommencer. J’étais dans une telle fureur, c’était de la cruauté gratuite, j’avais simplement donné une seconde chance à Misty...Alors, j’ai décidé de me venger, car je sentais bien que c’était le seul moyen d’apaiser ma douleur et mon humiliation. J’ai prié Dieu nuit et jour pour qu’il me fournisse l’ingéniosité nécessaire ainsi que l’occasion pour orchestrer mon oeuvre ; et elle vînt.”

La soeur éclate d’un rire cristallin satisfait, et le prêtre se morfond sur cette confession qui traîne en longueur et lui fait prendre du retard dans ses rendez-vous de la journée.
“Grand-mère décéda de la grippe dans l’hiver 43, j’avais dix ans, alors on me jugea assez grande pour m’emmener à ses funérailles. Elle était là, pâle, vieille, flétrie, froide et coincée dans son cercueil, avec des vautours feignant le chagrin au dessus d’elle. Alors j’ai fait ce que tout le monde redoutait : j’ai ranimé Grand-mère. Elle était tellement décontenancée d’être là, et je sais qu’elle m’en a voulu pour avoir retardé son arrivée auprès de notre Seigneur. Mais cette vieille chienne avide doit rôtir en Enfer maintenant, et je n’ai fait que lui rendre un service en lui laissant quelques années de sursis.”

Leah prend le temps de penser pour organiser la suite de son discours, et continue d’une voix posée son histoire.
“Nous avons été forcés d’abandonner la plantation car plus personne ne voulait travailler pour nous, à cause de mes dons, et il était impensable de la gérer à quatre mains, d’autant plus qu’avec la guerre, mon père avait finalement été appelé. Il n’en est jamais revenu, et nous nous sommes vus obligés de déménager en ville pour pouvoir travailler dans les usines - car que pouvaient faire des fermiers, à part utiliser leurs mains ? Nous avons emménagé à Birmingham et j’avais l’interdiction suprême de m’approcher de quoi que ce soit de mort. Qu’à cela ne tienne, puisque je ne pouvais pas aider les morts, je n’avais plus qu’à aider les vivants. Commençant par ma famille, je vendais des fleurs dans le centre-ville pour arrondir nos fins de mois, car j’étais trop jeune pour aller à l’usine ; je commençais à devenir une jeune fille et je me souviens qu’on me disait être plaisante, gracieuse, vive d’esprit, souriante et de bonne compagnie. J’ai aussi travaillé en tant que blanchisseuse ou couturière, puis, l’été de mes quatorze ans...Je suis tombée amoureuse. Je me souviens que son frère m’emmenait faire du vélo avec lui et ainsi, je pouvais écouler toutes mes fleurs plus facilement, et si par malheur il en restait à la fin de la journée, il me les achetait. Un jour, j’ai été invitée à déjeuner chez lui, et là, j’ai rencontré Louise. Elle était… Mon père, c’était un ange tombé des cieux, mais Dieu l’a rappelée à lui bien trop tôt et elle mourut en 48 de la poliomyélite. Mon coeur était brisé, et il me semblait que c’était elle qui en détenait les deux morceaux. Alors j’ai fait la seule chose que je savais faire : je l’ai ramenée.”

La religieuse marque un temps qu’elle utilise pour mettre plus du tissu de sa robe sous ses genoux, car la position devient inconfortable et il lui semble ressentir des fourmis. Elle met cela sur le compte de sa faible constitution mais se décide à écourter et terminer son histoire, au grand soulagement du père qui non seulement s’inquiète de son retard, mais dont les oreilles saignent à de pareilles infamies.
“C’en fut trop pour ma pauvre mère qui ne pouvait souffrir d’être de nouveau une paria, et doublement cette fois-ci, car il m’avait été incapable de lui cacher la nature de mes sentiments pour Louise lorsque j’ai tenté de justifier mon acte à ses yeux. Elle me fit entrer dans les ordres car elle me croyait possédée, et peut-être a-t-elle raison. J’ai eu la chance que Mère Svitlana me prenne sous son aile, et c’est sans doute à elle que je devrai mon salut. Mais bénissez-moi mon père, car j’ai péché ; envers Dieu, envers mon prochain et envers moi-même ; bénissez-moi, car je suis une sorcière, et j’ai le don de reviviscence.”


Le joueur

Nom/pseudo

Kikki ou Danette

Âge

17 ans

Comment avez-vous connu le forum ?

Well duh

Un dernier mot ?

Leah n'est PAS nécrophile thx

© APH Asylum


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