1952. L'asile de St. Dymphna accueille de nombreux patients, meurtriers, malades ou même sorcières de toutes origines. Et vous, pourquoi êtes-vous ici ?
 

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« Those days are over, you don't have to sell your body to the night » | M.B

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Dim 10 Avr - 2:35



Présentation

You don't care if it's wrong or if it's right.



Identité


Nom(s)

Bonnefoy

Prénom(s)

Marianne

Date/lieu de naissance

14/07/1926 à Paris, France
Sexe

F

Ethnicité

Caucasienne

Cheveux

Bruns
Yeux

Violets

Taille

1m66

Poids

55kg


Dossier médical

Diagnostic psychiatrique

Bisexualité, nymphomanie, prostitution, avortement, a subi un viol, un meurtre, une tentative de suicide, trouble de stress post-traumatique

Autres pathologies

Elle a quelques cicatrices, ici et là, témoignant de la violence qu'elle a pu subir dans le passé, mais elle arrive toujours à les camoufler d'une façon ou d'une autre.

Précautions de traitement

/


Arrivée à St. Dymphna

C'est sans ménagement qu'on la fit entrer à l'intérieur de la salle austère. Devant elle deux chaises l'une en face de l'autre, séparées par un simple bureau, ainsi que d'une nonne, à l'air à la fois sévère et las. Elle semblait agacée, feuilletant les papiers d'un dossiers. Comme si elle avait passer une dure journée.

La religieuse ne sembla pas plus que ça étonnée de voir une énième personne traverser la porte de son bureau et ne daigna même pas jeter un œil à la nouvelle venue. Jusqu'à ce que cette dernière se gratte la gorge, signalant sa présence et demandant une attention de la part de la nonne. Ce n'est qu'à ce moment qu'elle leva le regard vers la nouvelle venue.

"Une femme", se dit-elle. "Une catin de plus". En effet, le style vestimentaire de la jeune femme debout devant elle était...intolérable. Comment pouvait-on être si...dénudé des jambes, être si frivole ? Enfin, plus rien ne l'étonnait désormais, dans cet asile de fous, de chiens galeux et de chiennes sans décence. Il n'y avait plus d'humanité ici...Juste de l'horreur le jour, des cris la nuit, un tas d'immondice, des "patients" qui s'entassaient de plus en plus à St Dymphna.
Dieu ne pouvait plus les aider depuis longtemps.

- Asseyez-vous, soupira-t-elle.

Et c'est ce que la jeune femme fit, avec sa robe bustier bien courte, près du corps, son rouge à lèvre pulpeux, son maquillage mettant ses yeux de biche en valeur et son chignon cachant la cascade de cheveux bruns qu'elle possède. Avec ses allures de pin-up, elle se dandina jusqu'au siège vide, provocatrice, toujours dans le rôle qu'elle joue d'ordinaire : celle d'une reine de la nuit.

- Bonnefoy Marianne, vingt-cinq ans, prostituée...

La nonne leva de nouveau les yeux de son dossier pour dévisager la brune. Cette dernière ne lui retourna qu'un simple "oui" avec un petit sourire qui en disait long.

- Ancienne désormais, puisque je suis enfermée ici...On dirait.

La nonne l'ignora, continuant de lire les différentes parties de son dossier.

- Vous savez que la prostitution est condamné dans ce pays.
- Est-ce que j'ai l'air d'en avoir quelque chose à faire ?

La jeune femme se pencha en avant, un air sournois au visage, toujours avec son sourire provocateur et séducteur. Et la mise en valeur de sa poitrine n'arrangea rien à cette vision pour la nonne qui finit par tourner le regard et se re-concentrer sur les feuilles.

- Vous avez tué Colin Johnson, un procureur de district dans l'État du Vermont...Vous n'avez rien à y redire ?
- Êtes-vous un inspecteur de police ou bien une religieuse, ma chère petite dame ? Mêlez vous de votre cul et on en reparlera...

Mademoiselle Bonnefoy ricana sur sa tirade qui sembla agacée la soeur plus que fatiguée. Elle plissa des yeux et la regarda d'un air plus sévère désormais.

- Vous devriez répondre à mes questions. Nous savons comment faire parler et dresser les gens ici, croyez-le ou non.
- Tout doux...ma chère. Ne t'excite pas.

Le regard de la patiente se fit plus sérieux...
Son air provocateur était moins présent.
Et elle se mit plus à l'aise sur la chaise inconfortable.
Si confession il y avait à faire, très bien. Elle allait le faire. Elle ne se considérait pas comme une mauvaise personne. Elle avait juste besoin de vivre, survivre même. La vie était une pute et elle avait pris exemple sur la vie, c'était aussi simple que cela. Même si la prostitution était interdit aux États-Unis, avec cette société si puritaine, elle devait bien faire les rues pour avoir de l'argent, pour ne serait-ce que se loger. Personne ne voulait l'aider, alors elle avait du se débrouiller par elle-même. En vendant son corps notamment. Elle y tenait à son corps, Marianne, elle en prenait soin. Pour plaire aux clients mais aussi pour se plaire à elle même. Par fierté, par narcissisme peut-être. Mais aussi parce que c'était une femme forte malgré tout, une femme qui s'aimait même si elle se laissait utiliser le temps d'une nuit. Elle aimait le sexe, cela ne la dérangeait pas, loin de là même. Elle adorait ça. C'était peur être pour cette raison qu'être une prostituée n'avait rien de dérangeant dans ses faits pour elle.

- La prostitution est le plus vieux métier du monde vous savez...commença-t-elle.

Elle chercha ses mots. Comment expliquer son histoire en faisant court ? Comment exprimer tout ce qu'il s'était passé en un résumé et tout ce qui la hantait à présent...?

- Comme ta petite feuille a du te le dire, chérie, je suis née en France. A Paris pour être plus précise. La ville lumière, celle de l'Amour et du luxe. Paris la belle, Paris la grande. Ah, Paris a l'air si loin de tout désormais. Regarde ton bureau, il manque un peu de goût, tu ne trouves pas ?

Devant le visage de plus en plus agacé de l'autre sainte-nitouche, elle continua son monologue en soupirant, semblant trier les différentes parties de sa vie. Très vite le goût de la cigarette commença à lui manquer, signe du trouble qui commença à prendre possession de son esprit.

- Je n'y suis restée que treize à peu près...Tu sais...La guerre a commencé en Europe. Il fallait vite partir. Ma mère avait du fric à l'époque donné par Papa, alors on s'est tiré toutes les deux. Mon père, lui, il est resté là-bas. Je ne sais pas ce qu'il est devenu, d'ailleurs je m'en fiche pas mal...

Elle reprit son souffle.

- On est arrivé à New York, avec Maman. Les États-Unis s'ouvraient à nous pour un nouveau départ. Ah, elle se débrouillait bien au début pour me nourrir, ma mère...Mais elle est très vite tombée malade. Alors du coup, tu comprends...Malgré mes quelques études, j'ai du arrêter et commencer à trouver un véritable travail. Peut-être que j'aurais du mieux chercher, peut-être que je fréquentais les mauvaises personnes et que j'ai été mal conseillé. Mais voilà que je plongeai dans le vice de la prostitution à seulement dix-huit ans. Ne me regarde pas ainsi, la nonne, je ne serais jamais devenue bonne soeur pour le bon plaisir de Dieu tu sais. De toute façon, s'il existe, Dieu n'est qu'un enfoiré. Il m'a pris ma mère deux ans plus tard et il m'a complètement abandonné à mon sort. Et il n'a pas été foutu d'être là quand j'en avais le plus besoin.

Au fur et à mesure de sa tirade, elle commença à trembler. Les souvenirs remontaient à la surface.

- Quand ma mère a disparu, j'ai continué de me prostituer, sans vraiment de parole morale pour me l'en empêcher. J'étais seule désormais. Il fallait que je me débrouille. Et il fallait faire attention dans votre Amérique qui surveille, votre Amérique qui flippe. J'ai déjà eu le droit à des petites visites dans les commissariat. Mais rien de grave, ne t'inquiète pas, une petite gâterie à un policier et ça repart. Les hommes sont des cochons, ma bonne femme, et heureusement. Que deviendrais-je sinon ? Quoiqu'il en soit, j'ai rencontré bon nombre de client. On se protégeait comme on pouvait d'ailleurs. Hommes comme femmes. J'aime le corps des femmes tu sais. Elles sont belles et j'aime tout ce qui est beau...Toi, en revanche, tu devrais changer un peu...ton...style.
- Assez, rétorqua la nonne d'un ton sec.
- Bien, bien. J'ai rencontré ce cher....procureur Colin Johnson. Un vieil homme...dégoûtant. Sache-le, je suis peut-être pas la plus honorable des femmes et la plus sainte, mais j'ai quand même une certaine fierté...

Sa voix devenait un peu plus aiguë tout en se brisant, son pied chaussé d'un bel escarpin tapotait le sol nerveusement, son ton s'accélérait.

- Il m'a touché ce con, sans consentement. Il a bafoué mon corps, il s'est emparé de moi en ignorant mes cris. Il m'a violé...Cet enfoiré. Il m'a fait la pire des choses. J'ai dis "non" pourtant...? Mais on s'en fout, n'est-ce pas ? Le client est roi, la pute est la soumise...

Elle pleurait maintenant, d'une manière incontrôlable.

- Qu'aurais-tu fais à ma place, la nonne ?! Hein...? Tu te serais laisser faire ? Jusqu'ici, malgré certains clients un peu plus agaçant que d'autres, je ne m'étais jamais frotté à ce type d'individu. Et voilà que ça arrivait...

Ses sanglots s'arrêtèrent peu à peu. Les yeux rouges, elle leva les yeux vers la religieuse au visage impassible, insensible à son histoire.

- Je l'ai tué. Plusieurs coups de poignard dans le ventre, et partout sur le corps. Et je les ai coupé, ses bijoux de famille. A vif, comme ça. Et j'ai aimé ça. Presque autant que mes nuits, chérie. Il m'a pris ma dignité, je lui ai pris sa vie. Crois-le ou non, mais cela m'a fait un bien fou. Et je n'ai jamais regretté... Et j'ai appris plus tard que j'étais enceinte. Quand je te dis que Dieu était contre moi. Pendant des années, j'y avais échappé..et voilà que, que ça arrivait ?
- Vous avez donc...Avorté, devina la nonne, dégoûté et méprisant. Comment pouvez-vous faire ça à un enfant, à une vie donnée par Dieu...
- Je te l'ai déjà dis, je n'en ai rien à faire. Et...l'avortement n'est pas une partie de plaisir...Tu sais, j'ai fais une sorte de dépression après, et j'ai tenté de me suicider. C'est stupide pour une femme comme moi de le faire. Je suis plus forte que ça. Mais voilà...De toute façon, ça a foiré.

Ses sanglots s'étaient transformés en une expression de dégoût. Une femme brisée par un viol et un meurtre, puis la perte d'un enfant bien qu'indésiré. Une femme meurtrie par des années d'une vie sans lumière, bercée par les différents cris de ses clients, les siens et ensevelie dans la fumée de cigarette.

- Je n'ai plus rien à ajouter...A moins que...Dis-moi, il y a de beaux garçons dans cet asile de fous ?

Un petit sourire séducteur se dessina de nouveau sur son visage.


Le joueur

Nom/pseudo

Aly

Âge

18 ans !

Comment avez-vous connu le forum ?

Je suis passée sous le bureau des admins.

Un dernier mot ?

Je suis en période de test hihi !

© APH Asylum

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Localisation : Peut-être encore à la morgue.
Statut : Avant j'étais schizo, mais maintenant on va mieux.
Messages : 27
Date d'inscription : 08/04/2016
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Dim 10 Avr - 10:19
\°^°/ *s'assied sur le paillasson et attend*
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Localisation : Entre tes jambes
Statut : "Axe gal", nymphomane
Messages : 22
Date d'inscription : 19/02/2016
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Dim 10 Avr - 16:50
Je crois que Marlene et Marianne vont bien s'entendre. B)
c'est pas un hasard si les prénoms commencent pareil, c'est un siiiinge
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Messages : 20
Date d'inscription : 08/04/2016
Membre
Dim 10 Avr - 17:12
@Arthur : J'arrive mon chou <3

@Marlene : Toi aussi tu veux rencontrer les catins de ton asile ? Envoie M au 0 69 69, M au 0 69 69.
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Localisation : Probablement dans ses quartiers
Statut : Meubles en cuir humain à vendre, -70%, liquidation totale
Messages : 19
Date d'inscription : 19/02/2016
Membre
Lun 11 Avr - 3:02
Congratulations, you made it! ♥ Bienvenue dans notre asile de fous :DD
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